64 artistes passés par la grange
Vendredi, 18 h
Le vernissage
Les installations s'allument une à une. Les premiers visiteurs avancent lentement, s'arrêtent, reviennent, et quelqu'un demande si on a le droit de toucher. La musique reste basse, le bar est ouvert, et on parle plus fort que les enceintes.
La nuit de vendredi
La première nuit
Le vernissage s'arrête sans qu'on l'ait décidé. Les derniers discutent dans la cour, la piste reste aux installations, et pour une fois personne ne danse. La nuit, c'est demain.
Samedi, 11 h
Les visites
En plein jour, la grange devient une galerie avec un bar. Des groupes entiers restent plantés devant la même installation, et d'autres font le tour pour voir où est le câble. À la grande table, un atelier où l'on fabrique avec les mains.
Samedi, au coucher du soleil
Le soir
Depuis le changement d'heure, le soleil n'attend plus la fin des visites. Il se couche avant, et les installations ont enfin le noir qu'il leur faut. Certains visiteurs ne repartent pas : ils attendent la nuit.
La nuit de samedi
La nuit
Au milieu de la nuit, la piste est redevenue une piste. Dans la brume, les faisceaux traversent les installations, et plus personne ne sait très bien ce qui fait partie de l'exposition.
Dimanche, à l'aube
L'aube
Le soleil se lève côté piste et éteint les installations une à une, sans toucher à un seul interrupteur. Ceux qui dansent encore passent en silhouettes, et la piste se vide à son rythme.
Dimanche, midi
Le finissage
Le finissage est calme. Les danseurs de la veille reviennent voir de jour ce qu'ils ont vu de nuit, et ne reconnaissent pas tout. On parle bas, un café à la main.
Dimanche, au coucher du soleil
Le démontage
Le soleil se couche et on commence à débrancher. Les installations repartent dans des caisses qui semblent plus petites qu'à l'aller, et il reste au sol des marques de scotch pour dire où elles étaient.
Puis le silence revient
Le lundi, la grange a retrouvé son noir, quelqu'un gratte les dernières marques de scotch, puis range les câbles. C'est la partie que personne ne photographie.
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Les collectifs qui les ont amenés
- Atypical Art
- Blind
- Deeper Vision
- Gate 9
- Moments
- Silence
- Soulagru
- Zenit'
- Zepto
Winnezeele, Flandre française · Scénographie et lumière : Iluma Visual · Ce qui manque
Les pas des danseurs sont de vraies danses captées : DeepDance, Wallace, Nymoen, Martin et Tørresen (2022), CC BY 4.0.